LE MASSACRE DES HABITANTS DU CAMP D’ASHRAF EN QUESTION A WASHINGTON

Posté par diasporablog le 13 décembre 2011

Le Premier ministre irakien reconnait que la tuerie et la répression des Achrafiens ont été dictées par le régime iranien

 

Le premier ministre irakien, en marge de son voyage aux USA et de sa rencontre avec le Président Obama, a reconnu dans une interview avec le Wall Street Journal que la répression et le meurtre des Moudjahidine, ainsi que la date butoir du 31 décembre pour la fermeture d’Achraf répondent aux exigences du régime iranien. Soulignant que le retrait des forces américaines est une des demandes de Téhéran, il a ajouté : « Si l’excuse [de l’Iran] était la présence des troupes américaines sur le sol irakien qui posait une menace à la sécurité nationale [iranienne], désormais le danger a disparu (…) nous avons un problème marquant avec les Iraniens et c’est la question de la présence des Moudjahidine du peuple et ces gens sont une source d’ennuis pour eux. C’est aussi en cours de résolution et cela prendra fin. »

 Le Wall Street Journal cite Maliki disant que lorsque les Moudjahidine du peuple seront déplacés à la fin de l’année avec l’aide de l’ONU, il n’y aura plus de raison pour que le régime iranien interfère dans les affaires irakiennes et qu’il s’opposera ensuite avec force contre toute ingérence de ce régime.

 Ces déclarations expliquent que la date butoir du 31 décembre et le déplacement forcé ont été dictés par le régime iranien et pourquoi sans la protection des forces américaines et des casques bleus de l’ONU, cela aboutira à un massacre. S’il n’y avait pas une telle politique, Maliki se serait félicité du début du travail du HCR pour réaffirmer le statut de réfugié des Achrafiens et leur réinstallation dans des pays tiers, ; il ne s’y serait pas opposé comme il le fait depuis des mois.

 Le HCR a demandé en août de repousser le délai du 31 décembre à six autres mois. A l’époque le haut Commissaire pensait qu’il serait capable de commencer en septembre.

 La position de Maliki survient au moment où il existe en Irak un large consensus pour repousser cette échéance. 94 dirigeants nationaux irakien, dont des personnalités éminentes comme Ayad Allawi, Saleh Mutlaq, l’ayatollah Ayad Jamaluddin et 1,050,000 de citoyens irakiens ont condamné dans des déclarations cette échéance et un déplacement forcé qui émanent du régime iranien.

 Aujourd’hui, le président du parlement irakien a rejeté une fois de plus un déplacement interne dans sa conférence de presse au parlement et a estimé que l’avis prédominant était un transfert vers des pays tiers et non ailleurs en Irak. Ceci, a-t-il ajouté, doit se passé dans le cadre des droits de l’homme et le respect de leur dignité, tout en facilitant leur départ d’Irak. 

 Des dirigeants nationaux irakiens ont répété que toute force qui tentera de déporter les Moudjahidine d’Irak entretient un lien organisationnel avec le régime iranien. Aucune force indépendante et démocratique en Irak ne le veut sauf les agents du régime iranien (Ayatollah Ayad Jamaluddin, Baghdadiyeh TV, 8 mars 2009). Le secrétaire général de la branche britannique d’Amnesty International a écrit après le massacre du 8 avril 2011 qu’Achraf sert de thermomètre des droits de l’homme en Irak (The Guardian, 14 avril 2011)

 Le raisonnement de Maliki revient à dire que si les Etats-Unis veulent affronter les mollahs nucléaires et leurs opérations terroristes aux USA, il doit déporter les réfugiés iraniens ou les citoyens américains d’origine iranienne, ou bien les tuer. Le raisonnement de Maliki est tout aussi absurde et ridicule.

 Le cours des événements depuis trois ans montre que le gouvernement irakien et Maliki en personne mettent en œuvre les exigences du régime iranien sur Achraf, et que s’il y a bien une chose dont ils ne se soucient pas, c’est de l’intérêt national irakien.  

 Selon le journal arabe Azzaman International, le 5 janvier 2009, dans une rencontre avec le guide supreme des mollahs Khamenei, Maliki « s’est engagé à fermer le dossier des Moudjahidine du peuple à court terme ». Moins de deux mois après, les médias officiels iraniens rapportaient que Khamenei dans sa rencontre avec le président irakien Jalal Talabani lui avait demandé à lui et au premier ministre de respecter un accord bilatéral pour déporter l’OMPI. Le 6 novembre 2009, l’agence de presse Mehr écrivait : « Le Premier ministre irakien et le président du parlement iranien à Bagdad ont souligné la nécessité de déporter les Moudjahidine du peuple. » Le 23 octobre 2011, le ministre des Affaires étrangères des mollahs déclarait avoir conclu un accord en sept point avec le gouvernement irakien pour fermer Achraf.

 Vu que les déclarations de Maliki ne laissent aucun doute sur ses plans funestes pour exécuter les ordres du régime iranien d’exterminer les habitants d’Achraf, la Résistance iranienne appelle une fois de plus les USA, l’ONU et l’UE à s’opposer à la date butoir répressive et au déplacement forcé des Achrafiens tout en prenant les mesures nécessaires à leur protection par des forces américaines ou onusiennes.

 

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 12 décembre 2011

 

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LE CAMP D’ASHRAF SOUS ETRANGLEMENT

Posté par diasporablog le 7 décembre 2011

L’ONU demande à l’Irak de retarder la fermeture du camp d’Ashraf

12/06/2011 17:07 -- IRAK-IRAN-OPPOSITION-DROITSHOMME-ONU -- Monde (MOA) -- AFP

NEW YORK, 6 décembre 2011 (AFP) -- L’envoyé spécial de l’ONU en Irak Martin Kobler a lancé mardi devant le Conseil de sécurité un appel aux autorités irakiennes pour retarder la fermeture du camp irakien d’Ashraf qui abrite quelque 3.400 réfugiés iraniens opposés au régime de Téhéran.

« Des vies sont en jeu et doivent être protégées », a souligné M. Kobler, qui estime que la date retenue par les autorités irakiennes, qui souhaitent fermer le camp d’ici la fin de l’année, ne peut pas être tenue.

Une solution, a-t-il souligné, doit prendre en compte la souveraineté de l’Irak mais aussi la protection des droits de l’homme des réfugiés iraniens. « Aucun membre du camp d’Ashraf ne doit être expulsé vers l’Iran sans son consentement », a-t-il dit.

« Le processus (de fermeture du camp) prendra du temps et ne peut pas être conclu d’ici la fin de cette année. Je lance un appel à l’Irak pour repousser la date limite » retenue jusqu’à maintenant, a déclaré M. Kobler.

« Il y a un grand danger de confrontation et de violences si une solution pacifique n’est pas trouvée », a ajouté l’envoyé spécial devant les quinze pays membres du Conseil de sécurité.

L’ambassadeur irakien à l’ONU Hamid Al-Bayati a de son côté affirmé que son gouvernement n’avait « pas l’intention de forcer quiconque à aller en Iran » mais que la question du camp d’Ashraf devait être réglée « une fois pour toute » avant la fin de l’année. Il a demandé l’aide du Conseil de sécurité.

Le camp d’Ashraf, situé au nord de Bagdad et contrôlé par l’Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI), abrite des réfugiés iraniens hostiles au régime de Téhéran.

Bagdad lie la fermeture du camp au respect de sa souveraineté et souligne ne plus pouvoir tolérer cette enclave d’opposants iraniens sur son territoire. L’OMPI est une organisation « terroriste », accusent les autorités irakiennes.

L’OMPI est considérée par une organisation terroriste par les Etats-Unis. L’Union européenne l’a également fait dans le passé, mais a désormais retiré ce groupe de sa liste.

Le camp d’Ashraf a déjà été le théâtre de deux accrochages sanglants entre les forces de sécurité irakiennes et les résidents. Le 8 avril, 36 résidents ont été tués.

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2012 : ELECTIONS PRESIDENTIELLES PLEINES DE MYSTERES

Posté par diasporablog le 26 septembre 2011

 

Election 2012 : une candidate en niqab par Zoomin_France

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LA PAIX ENTRE LES ÊTRES AVANT LA PAIX DES PEUPLES

Posté par diasporablog le 23 septembre 2011

Source : jerusalem-religions.net en ligne le 15 septembre 2011 via l’Ambassade d’Israël en France

Un juif et un arabe, ensemble, pour sauver des vies

De l’histoire de Fadi Bahir et Hezy Roth, on pourrait en faire un long métrage : imaginez un ultra orthodoxe habillé de noir entrant dans un quartier arabe de Jérusalem Est afin de sauver la vie de quelqu’un. Quelques heures plus tard, un Arabe court vers le cœur du quartier orthodoxe de Mea Shearim afin d’y prodiguer des soins médicaux. Voici leur histoire.

Hezy et Fadi sont volontaires au United Hatzalah, une organisation de services médicaux d’urgence similaire au Maguen David Adom. Hezy est résident de Mea Shearim, tandis que Fadi vit dans le quartier arabe d’At-Tur. Les résidents arabes de Jérusalem Est viennent de débuter leur volontariat au United Hatzalah, rejoignant ainsi les 1800 volontaires-la plupart étant des ultra-orthodoxes. Ils interviennent la plupart du temps dans les quartiers arabes, où les volontaires juifs ont souvent peur d’entrer. Un des nouveaux volontaires, Fadi Bahir, a demandé à travailler avec un volontaire ultra-orthodoxe. Il forme une équipe avec Hezy Roth, et font le tour des quartiers religieux à proximité du Mont des Oliviers où At-Tur est construit. Hezy est poissonnier, et Fadi s’occupe de l’entretien de la Mosquée Al-Aqsa. « Toute cette question est vraiment dingue », dit Fadi, souriant. « Des gens de Mea Shearim me demandant de l’aide, je me suis trouvé plus d’une fois, avec ou sans Hezy, au milieu d’une yeshiva – procédant à des réanimations ».

Il s’avère que les rues arabes et ultra-orthodoxes ont beaucoup de points communs. Les ambulanciers du Magen David Adom ont du mal à se frayer un chemin dans les rues étroites et ne sont pas familiarisés avec la localisation des maisons, et ils ont parfois peur de se rendre dans des lieux hostiles. C’est là que l’équipe interreligieuse intervient, sans escorte policière. Elle peut facilement trouver son chemin en moto. “Cela peut prendre 50 minutes à une ambulance pour arriver” dit Fadi. La personne a dix fois le temps de mourir en chemin. Prenez l’exemple du village de Silwan (village de Jérusalem Est). Il n’y a ni adresses ni numéro là-bas”. Et Hezy ajoute, “quand une personne est en danger, on se moque de qui la sauve. Cette connexion semble tout à fait naturelle pour nous, mais on nous traite de “drôles d’oiseaux” dans nos quartiers respectifs.”

“Fadi et Hezy sont la preuve que le fait que de s”engager à sauver des vies dépasse de loin la politique”, dit le président de United Hatzalah Eli Beer. “Parce que nous sommes une organisation opérationnelle de sauvetage de vie toujours prête à agir en cas d’urgence, nous savons qu’un front uni est requis pour servir le peuple israélien de la meilleure façon possible”.

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TORTURES EN SYRIE

Posté par diasporablog le 13 septembre 2011

Source : newsletter de Guysen International News diffusée le 13 septembre 

Syrie :

un militant pro-démocratique succombe à la torture, en détention

(Guysen.International.News) Le militant syrien Ghiyath Matar, arrêté le 6 septembre, est mort en détention, à la suite de tortures, a indiqué samedi l’organisation Human Rights Watch (HRW), en citant des militants sur place. Le corps de M. Matar, qui avait joué un rôle clé dans l’organisation de manifestations contre le régime de Bachar al-Assad, a été remis à sa famille samedi. Il présentait des ecchymoses à la poitrine et des traces de blessures sur le visage, selon des militants qui ont affirmé qu’il avait été « torturé à mort en détention », a rapporté HRW.

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DES MUSULMANS MANIFESTENT CONTRE LE TERRORISME

Posté par diasporablog le 11 septembre 2011

 

DIASPORABLOG.UNBLOG.FR

accueille…

FARID HANNACHE Conseiller en communication. Représentant de Peace of Humanity

 

Wembley 24 septembre 2011 :

Rassemblement contre le terrorisme et Appel à l’Humanité.

Le 24 septembre 2011 à Wembley (Londres), plus de 12 000 musulmans et une centaine d’invités nonmusulmans sont attendus pour un rassemblement mondial contre le terrorisme et l’extrémisme islamistes et pour lancer un Appel pour la Paix et l’Humanité. 10 ans après les attentats terroristes contre les Twin Towers, la veille d’élections majeures dans plusieurs démocraties occidentales, au coeur de la révolte des peuples arabes et musulmans contre les dictatures : les mondes musulman et occidental ont rendez-vous avec la démocratie.

L’Islam a un rendez-vous avec l’Humanité !

Cet évènement est organisé par Minhaj-ul-Quran. Ce mouvement soufi, dont faisait partie la martyre Benazir Bhutto, est présidé par le savant pakistanais Tahir Ul Qadri qui a publié en mars 2010 une fatwa contre le terrorisme et les attentats suicides. Cette fatwa anti-Qaida est une profonde étude théologique et historique étayée dans un livre de plus de 600 pages. Janvier 2011 au Forum mondial de Davos, Tahir Ul Qadri s’est adressé aux musulmans : « Indignezvous ! ».

Septembre 2011 à Wembley, les musulmans vont s’adresser à leurs coréligionnaires et au reste du monde : « Soulevons-nous ! Sauvons l’humanité qui est en nous ! » En continuité du « camp d’été antiterroriste », organisée l’année dernière à l’université de Warwick Coventry (centre de l’Angleterre) et les années précédentes à Oxford, où près de 1.500 jeunes musulmans européens et américains avaient participé à une rencontre de trois jours destinée à leur fournir les arguments pour combattre l’extrémisme et le terrorisme ; cette année, à Wembley, les musulmans vont lancer un Appel mondial pour lutter contre le terrorisme, le clash des civilisations et la montée des racismes et des extrémismes.

L’Appel de Wembley veut enclencher un processus de « déradicalisation », une éducation contre l’intégrisme, une « guerre spirituelle » contre le terrorisme, un front commun pour sauver et développer les valeurs humaines universelles : une résistance active pour la paix de toute l’Humanité !

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LE CRCM DE LA REGION ILE-DE-FRANCE CHANGE DE DIRECTION

Posté par diasporablog le 8 septembre 2011

Source : la newsletter de l’UAM93 diffusée le 8 septembre 2011  

 

Le CRCM Ile de France a son nouveau bureau

Écrit par Ilyess Jeudi, 

 

Trois mois après les élections du Conseil français du culte musulman (CFCM) et de ses instances régionales, le nouveau bureau exécutif du Conseil régional du culte musulman (CRCM) d’Ile-de-France – Centre a été élu vendredi 2 septembre. Les 25 bureaux exécutifs des CRCM de France ont été installés depuis juin à l’exception de celui d’Ile-de-France. Ce blocage est dû, selon l’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM 93) « au refus de la majorité sortante, qui gérait la région depuis 2003, à accepter la nouvelle équipe sortie des urnes et à respecter la volonté des représentants des mosquées exprimée le 5 juin. »

Réunis à la mosquée Al-Islah de Montreuil (93), les membres élus ont fini par procéder à l’élection du nouveau bureau, qui disposera d’un mandat de trois ans pour mener à bien ses missions. Abderrahmane BOUHOUT, du Rassemblement des musulmans de France (RMF), a été élu à la présidence du CRCM tandis que ce sont M’hammed HENNICHE, de l’UAM 93 et Abdou GNABALY de la Fédération française des associations islamiques d’Afrique, des Comores et des Antilles (FFAICIA) qui raflent la vice-présidence.

 

Source : saphirnews

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LE CRAN PROTESTE CONTRE LE SORT QUE RESERVENT LES REBELLES LYBIENS AUX REFUGIES AFRICAINS

Posté par diasporablog le 6 septembre 2011

DIASPORABLOG.UNBLOG.FR accueille…LE CRAN

 

Libye : le CRAN exige une enquête sur les exactions contre les populations noires et demande à être reçu à l’Elysée

Alors qu’un nouveau gouvernement libyen s’apprête à se mettre en place à Tripoli, avec le soutien de la France, des exactions racistes visant les populations noires sont largement rapportées par la presse et par les organisations humanitaires oeuvrant sur le terrain. Des meurtres, des vols, des arrestations arbitraires, des traitements inhumains et dégradants, spécifiquement dirigées contre les populations noires, sont perpétrés dans les rues, en particulier à Tripoli, mais plus généralement dans tout le pays.

Le CRAN demande au président de la République Nicolas Sarkozy, et au ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, de le recevoir dans les plus brefs délais pour étudier les mesures qui peuvent être prises en direction des nouvelles autorités libyennes pour faire cesser ces exactions et réprimer leurs auteurs. Le CRAN demande, en particulier, que toutes les mesures soient prises pour qu’une enquête internationale soit ouverte sur les exactions contre les populations noires en Libye.

Contact : Claudine Tisserand Présidente déléguée du CRAN Tél : 0950 28 47 07 E-mail : contact@lecran.org

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LA TUNISIE TOURISTIQUE APRES LA REVOLUTION

Posté par diasporablog le 3 septembre 2011

Source : elwattan.com en ligne le 3 septembre 2011 

La révolution tunisienne face à la disette touristique

 Un été sans Ben Ali à Bizerte

Bizerte, six mois après la chute de Ben Ali. En arabe, cela se prononce «Benzarte». 60 km au nord-ouest de Tunis. Bizerte (Tunisie)

De notre envoyé spécial

 Avec son fameux Cap Blanc, la ville côtière culmine à la pointe septentrionale du continent africain. En cette fin du mois de juillet, Bizerte et ses quelque 120 000 habitants s’apprêtent à vivre leur premier Ramadhan sans «Zinochet». Le magnifique petit port de plaisance dégage une odeur âcre de poisson frais. Le marché attenant au port grouille de l’agitation des chalands. Virée dans la vieille Kasbah, un dédale vertigineux où il est presque impossible pour un étranger de trouver la sortie. La Kasbah est sanglée dans un rectangle de remparts aux pierres imposantes assortis de tourelles à chaque bord, lui conférant l’aspect d’une forteresse imprenable. C’est le cœur battant de la médina de Bizerte. Le site remonte à l’époque byzantine, indique-t-on. En outre, des vestiges romains, carthaginois, espagnols, turcs, achèvent de donner une dimension historique à l’ancien comptoir phénicien. Parmi ces beaux restes, le Fort d’Espagne, citadelle de structure stellaire, aux canons massifs, élevée en 1570 par le Pacha d’Alger, Eulj Ali.

Contrastant avec la cité antique, le versant moderne de la ville est incarné par le pont mobile, ouvrage impressionnant qui enjambe le canal de Bizerte. Il a été mis en service en 1980. Cependant, le projet de la Marina de Bizerte (appelé Bizerte Cap 3000) est le plus grand chantier en cours. Il s’agit d’un important investissement touristique qui prévoit la construction du plus grand port de plaisance de la région, avec, à la clé, une croisette de 650 m, un club de voile, un musée océanographique, des appartements haut standing, des boutiques de luxe et des ateliers d’artisanat. Le tout devrait être livré en 2012. C’est la face chic d’une Tunisie qui ne s’arrête pas, et qui maintient le cap envers et contre tout.

La révolution n’est pas un produit touristique

Malgré l’attrait de la révolution tunisienne, cet été 2011 aura été un flop sur le plan touristique. Peu d’étrangers sont visibles dans l’ancienne médina. Les échoppes pittoresques de la vieille ville sont boudées par les vacanciers. Même topo à la grande plage qui jouxte la Marina de Bizerte. Une tendance que nous confirment les hôteliers interrogés. «Nous avons eu peu de touristes étrangers cette saison», témoigne le gérant de l’hôtel d’Orient, un établissement de 50 chambres. «D’habitude, nous avons énormément de ‘‘dziriya’’ et de Libyens. L’engouement des Algériens pour la Tunisie était tel qu’ils pouvaient dormir n’importe où, même dans la réception. Il fallait à chaque fois ajouter des matelas pour répondre à la demande.

L’an dernier, à la même période, c’était archi-complet. Cette année, ça a nettement baissé. Nous n’avons eu aucun Algérien.» Les prix affichés sont largement abordables : 25 dinars tunisiens (environ 1700 DA) pour une single, et 40 DT (2800 DA) pour une chambre double, toutes commodités incluses. «Les Libyens aussi nous ont fait faux bond cette année, alors qu’habituellement ils venaient en masse», poursuit notre hôtelier, avant d’ajouter : «C’était notre première clientèle avec les Algériens. En raison de la situation en Libye, ils préfèrent louer des appartements et des villas pour avoir plus d’intimité.» Les Libyens sont nombreux, en effet, à louer des maisons pour une longue période en attendant que la situation se stabilise à Tripoli. A l’hôtel La Plage, situé non loin de la grande plage de Bizerte justement, c’est la même ambiance de disette. «Nous pensions avec la révolution recevoir plus de monde. Finalement, il n’en estrien», regrette la gérante de l’hôtel. Oui, la révolution n’est visiblement pas un bon produit touristique. L’établissement qui compte 25 chambres est à moitié vide. Un ratio inhabituel pour la saison. «Nous fonctionnons à 50% de nos capacités. Nous n’avons reçu ni Algériens ni Libyens cette année. Nous avons néanmoins eu quelques touristes européens, surtout Français, et aussi des Japonais», confie la tenancière de l’hôtel. Les tarifs de l’établissement défient toute concurrence : 15 DT (1000 DA). Notre interlocutrice explique cette désaffection par la période d’instabilité qui a suivi la révolution du 14 janvier, avant d’asséner : «Il est normal que nous passions par une période de flottement comme celle-ci. Il y a certes un certain désordre, mais on ne regrette pas la révolution.»

Quid du Ramadhan et ses conséquences sur le tourisme en Tunisie ? «C’est mort. L’année dernière, l’activité a complètement périclité durant le Ramadhan et ce n’est pas cette année que ça va s’arranger», lance notre hôte. «Vous savez, les Tunisiens, comme les autres touristes arabes, préfèrent passer le Ramadhan chez eux. Alors, puisque c’est comme ça, on préfère fermer et prendre notre congé annuel durant le Ramadhan.» Au complexe Sidi Salem, un établissement balnéaire qui compte 40 bungalows, une piscine et un accès direct à la plage, des réductions ont été consenties pour appâter la clientèle durant le Ramadhan : «Nous avons eu une saison passable, avec très peu de touristes européens. Mais nous avons eu quand même pas mal de vacanciers. Et pour le Ramadhan, nous proposons des réductions de 20%.»

700 000 diplômés chômeurs

Au marché des fruits et légumes situé près du port de plaisance, les prix ont flambé. Nous rencontrons Wassim et Amir à la lisière du souk. Wassim, 18 ans, est coiffeur, tandis que son acolyte, 26 ans, est vendeur de chaussures. Les deux jeunes sont profondément angoissés par la situation sociale qui prévaut actuellement en Tunisie. «La situation est très difficile. La vie est trop chère. Les prix ne font que grimper et il n’y a pas de travail. Les jeunes sont en train de partir par vagues. Beaucoup de harraga prennent leur départ des côtes de Bizerte», affirment-ils. «Les ventes ont chuté. Les gens n’ont pas les moyens de s’offrir une nouvelle paire de chaussures à 20 ou 30 DT», dit Amir. «Avant, je m’approvisionnais en Libye et ça allait très bien. La marchandise était moins chère et je pouvais m’assurer une bonne marge. Aujourd’hui, il faut s’approvisionner en Turquie ou ailleurs et ça coûte plus cher. On ne peut même pas chercher la marchandise en Algérie. C’est trop risqué aux frontières.» Wassim abonde dans le même sens : «Les Tunisiens n’ont pas les moyens de se faire une nouvelle coiffure ou se tailler la barbe comme avant, du coup, je chôme. Quand tu vois un jeune Libyen, à 18 ans, il a déjà sa ‘‘kah’rba’’ (voiture), il a un poste de travail et des revenus stables. Il a une maison et tout. Nos jeunes à nous sont tous soit dans les cafés, soit derrière une table de cigarettes. Les plus téméraires prennent le large. On ne voit aucune perspective comme ça.» Et Amir de surenchérir : «Ce Béji Caïd Essebssi n’a fait qu’empirer les choses. Je regrette les années Ben Ali. Au moins, avec lui, les choses étaient claires. Là, tout est flou. Les voleurs sont toujours là et c’est toujours le peuple qui trinque.»

Yosra Frawes, jeune avocate et membre de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique, avance ce chiffre sidérant : «Il y a 700 000 diplômés chômeurs en Tunisie, ce qui est énorme.» Pour elle, ce sont autant de «Bouazizi» en puissance. Yosra estime que «le vrai problème est que la révolution tunisienne a été sociale dans son essence et elle est devenue une affaire de politiciens. Je pourrais même dire qu’il y a eu une régression après le 14 janvier. Vous savez, le premier slogan qui a été brandi durant la révolution tunisienne c’était ‘‘Etachghil istihqaq ya îssabate essouraq !’’ (le travail est un droit, bande de voleurs !) En ce moment, il n’y a pas un seul programme économique et social en Tunisie. Les partenaires sociaux ont laissé la scène vide. Ce sont les partis politiques qui sont en train de décider de tout.» Devant une administration publique, une foule s’est massée comme pour un sit-in. «C’est une grève ?», demandons-nous à la cantonade. «Non. Nous attendons notre licence de taxi. Moi, je suis de Menzel Bourguiba. Le chômage fait des ravages chez nous. Personne ne travaille. J’espère qu’ils vont me donner ce papier pour pourvoir faire ‘‘ taxiste’’ (chauffeur de taxi)», confie un homme dans la quarantaine. De fait, à en juger par l’état des chemins vicinaux menant vers Menzel Bourguiba et les autres bourgs de la campagne benzartie, et qui sont des routes complètement détériorées, on devine la détresse qui frappe le pays. Mais face à la grisaille économique ambiante, force est de reconnaître que les Tunisiens se montrent globalement stoïques. Il faut dire que le raffinement proverbial de nos voisins de l’Est est leur meilleur atout pour ne pas sombrer. La ville est clean, la plage est nette. Dans les souks et les grandes artères, on voit très peu de mendiants malgré la crise sociale profonde qui lamine le peuple. A Alger, les milliards de dollars de réserve thésaurisés n’empêchent pas de voir des contingents de laissés-pour-compte tendre la sébile sur chaque trottoir. A l’image de sa médina et de sa Kasbah, superbement entretenues, Bizerte reflète parfaitement le savoir-faire, le savoir-vivre et le génie architectural du peuple tunisien. Les façades, les pavés, les jardins, les carrés de maisons, les places publiques, tout est tracé avec soin, ciselé avec métier, donnant de la ville l’image d’un objet artisanal magnifiquement ouvragé. Pas de parkings sauvages qui rançonnent les automobilistes. Les terrasses des cafés étendent leurs parasols tout autour du petit port, contrairement à nos villes lugubres et abominablement militarisées où s’attabler à une terrasse tient de l’exploit. Et l’on en vient à se demander ce que les Tunisiens auraient fait d’un diamant brut, une beauté décatie, comme Alger.

«Khobz ou ma, Ben Ali la»

La nuit, Bizerte est une fête ; un spectacle grandiose rehaussé par les ambiances pétillantes du Festival de la médina. L’avenue Habib Bourguiba grouille de monde jusqu’à une heure tardive. Dans les jardins ou sur les berges, les couples roucoulent en toute quiétude. Le parc de loisirs voit des milliers de familles se déverser sur ses manèges, en compagnie de leurs bambins. Forts d’un aménagement des horaires de travail adapté à la saison estivale, les Tunisiens émargeant au secteur public arrêtent leur service à 14h. C’est ce qu’on appelle en Tunisie «le régime de la séance unique», et qui est appliqué du 1er juillet au 31 août. Ce rythme permet ainsi aux salariés, (du secteur administratif notamment) qui continuent d’assurer le service en pleine saison de profiter des délices et des douceurs de l’été et leur laisse le temps d’aller à la plage. Et même si la détresse sociale est difficile à dissimuler, les gens savent se contenter de peu. Les plus démunis peuvent trouver leur bonheur dans un «leblabi», sandwich populaire «succulentissime» préparé avec force épices et sauce piquante, que proposent les petites gargotes pour 1 DT. Pas d’opulence ostentatoire, pas de clinquant. De vieux fonctionnaires à la retraite, coiffés d’un chapeau de paille, se baladent gaiement en vélo. Peu de voitures de luxe fendent les boulevards, et une certaine sobriété confère un caractère élégant à l’ensemble.

Certes, derrière cette image idyllique couvent de violents stigmates. Comme le reste du pays, Bizerte a eu son lot d’insécurité, de chaos et de pillages. Mais il y a un net retour à la normale. D’ailleurs, le couvre-feu instauré au lendemain de la révolution ne touche que quelques localités comme Jebanyana et Msatria, dans le gouvernorat de Sfax. «Les Tunisiens savent vivre. Avec une carafe d’eau, un thermos de thé et quelques amuse-gueule, ils font la fête», résume Mouna, une enfant du pays. Dans les cafés populaires, la voix inimitable d’Oum Kalthoum, la star des stars, reprend langoureusement les succès immortels de la diva. Une douceur de vivre vient ainsi atténuer les affres de la crise qui frappe le «miracle économique tunisien». A quoi ajouter à ce on ne sait quoi de décontracté dans les mœurs, cette mentalité libérale qui rend la vie moins austère. Le statut des femmes y est sans doute pour beaucoup, un statut qui jure avec l’étau patriarcal dominant au Maghreb.

 Loin d’être un simple trophée idéologique, la liberté de la femme est une réalité. En témoignent ces femmes, avec ou sans hidjab, tenant qui un kiosque à journaux, qui un restau ou un hôtel, sans être importunées le moins du monde. «La Tunisie est le seul pays du monde arabe où la femme peut envoyer le jugement de divorce à son mari, et où une mère célibataire peut donner son nom à son enfant sans que cela fasse scandale», rappelle fièrement Elyssa, membre de l’association Vigilance citoyenne. «Il est vrai que Bourguiba était un dictateur, mais au moins, faut-il lui reconnaître, il a fait deux ou trois choses qui travaillent encore pour la Tunisie : l’instruction pour tous, le Code du statut personnel et le maintien des populations rurales dans leurs fiefs en leur disant : ‘‘ce n’est pas à vous de venir chercher du travail à Tunis, c’est le travail qui va venir chez vous’’ », appuie Mouna.

A hauteur d’un barrage de police (le seul que nous ayons croisé tout au long de notre trajet) à l’entrée de Tabarka, un brigadier nous exhorte : «Dites aux Algériens que la sécurité est revenue, et écrivez que la Tunisie va bien.» Oui, nous le confirmons : malgré quelques bobos, la Tunisie d’El Bouazizi va bien. La situation sociale est difficile, mais les gens y font face avec courage et abnégation en scandant : «Khobz ou ma, Ben Ali la !» (Nous nous contenterons de pain et d’eau mais plus jamais de Ben Ali !). Un slogan qui résume à lui seul toute la force morale du peuple tunisien. Et ce premier été sans Ben Ali, même s’il a été avare en euros, aura été décidément porteur de «barcha dignité».

Mustapha Benfodil

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LYBIE : LA TRAQUE DE KHADAFI PAR LES REBELLES LYBIENS, PLUS PRES DU BUT

Posté par diasporablog le 30 août 2011

Source : lenouvelobs.com via l’AFP en ligne le 30 août 2011 à 9h 21 sur Diasporablog.unblog.fr à 9h 57  

LIBYE.

Un fils de Kadhafi a été tué

Les rebelles avancent toujours vers Syrte où l’ex-dirigeant pourrait avoir trouvé refuge. Sa femme et trois de ses enfants sont, eux, sur le territoire algérien. Mouammar Kadhafi reste introuvable.

La rébellion libyenne a annoncé lundi 29 août la mort d’un des fils de Mouammar Kadhafi, Khamis, et regretté l’accueil réservé par l’Algérie à la femme et trois enfants du « Guide » libyen en fuite. Sur le terrain, les rebelles avançaient difficilement vers Syrte, dernier bastion de Mouammar Kadhafi, qui est né dans cette région et pourrait y avoir trouvé refuge. « Un des leaders rebelles m’a confirmé que Khamis avait été tué quelque part près de Tarhouna, à environ 80 km au sud de Tripoli », a déclaré le ministre de la Justice Mohamed Allegi. Agé de 28 ans, il commandait l’une des brigades réputées les plus efficaces des forces fidèles à l’ex-dirigeant libyen.

La rébellion « ne comprend pas »

La rébellion libyenne ne « comprend pas » que l’on puisse « sauver la famille de Kadhafi » dont une partie est entrée lundi en Algérie, a déclaré dans la soirée le porte-parole du gouvernement rebelle Mahmoud Chammam. « L’Algérie a dit qu’elle avait offert un passage (à la famille de Kadhafi) pour aller dans un pays tiers, nous ne pouvons confirmer, mais ils ont dit qu’ils les avaient accueillis pour raisons humanitaires », a indiqué le porte-parole. « Nous demandons à tous les pays de comprendre que sauver la famille de Kadhafi n’est pas un acte que nous saluons, ni ne comprenons », a-t-il ajouté. « Nous voudrions que ces personnes reviennent », a-t-il encore dit, en leur garantissant « un procès juste ». La guerre n’est pas finie Les autorités algériennes ont annoncé l’arrivée lundi matin sur leur territoire de l’épouse de Mouammar Kadhafi, Safia, sa fille Aïcha, ses fils Hannibal et Mohamed, accompagnés de leurs enfants, alors que les membres du clan restaient introuvables depuis la chute de Tripoli.

Sur le plan militaire, l’état-major des forces de la coalition réuni à Doha a reconnu que la guerre n’était pas finie et que les opérations militaires devaient se poursuivre. L’objectif est d’éliminer « les restes » du régime libyen, ont indiqué clairement dans un communiqué les chefs d’état-major des pays engagés militairement en Libye. Kadhafi reste un « danger » Lors de cette même réunion, Moustapha Abdeljalil, le président du Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, a affirmé que le colonel Kadhafi représentait toujours « un danger », en particulier quand il appelle dans ses discours ses partisans à se soulever. Alors qu’une partie de sa famille a trouvé refuge en Algérie, l’ex-homme fort de la Libye était toujours introuvable. Selon des « sources diplomatiques libyennes autorisées » citées par l’agence de presse italienne Ansa, il se trouverait à 100 km au sud-est de Tripoli, dans sa tribu à Bani Walid, avec ses fils Saadi et Saïf al-Islam. Mouammar Kadhafi conserve aussi des partisans dans sa région natale de Syrte.

L’étau se resserre

Mais l’étau se resserre peu à peu autour de cette ville côtière de 120.000 habitants à 360 km à l’est de Tripoli, les avant-postes rebelles ayant progressé d’une vingtaine de kilomètres par l’est. « Nos premières positions sont désormais installées à environ 100 km à l’est de Syrte, mais nos éléments de reconnaissance ont avancé jusqu’à la vallée rouge, (à environ 70 km à l’est de Syrte) où les kadhafistes tentent de bloquer notre avance avec leur artillerie », a précisé un officier rebelle. Une partie de la famille en Algérie Les deux fils arrivés en Algérie ne font pas partie de la garde rapprochée de leur père. Mohamed, l’aîné, est un homme de réseau très discret et Hannibal, 33 ans, est surtout connu pour ses excès de comportement. Aïcha, l’avocate, serait selon des sources locales algériennes sur le point d’accoucher. Quant à Safiya Farkash, mère de sept des huit enfants biologiques de Mouammar Kadhafi dont elle est la seconde épouse, c’est une femme discrète, infirmière de métier, connue pour sa fortune et son influence considérables.

A Tripoli, la situation était relativement calme mais les conditions de vie se détériorent. L’Union européenne a annoncé avoir débloqué 10 millions d’euros pour des opérations humanitaires d’urgence dans la région de Tripoli, et avoir ouvert un bureau d’aide humanitaire sur le terrain. Le gouvernement maltais a dépêché lundi un navire transportant des biens de première nécessité, notamment 34O tonnes d’eau potable.

Humanitaire

Les habitants souffrent d’un manque d’eau pour le deuxième jour consécutif et les ingénieurs envoyés pour réparer les installations dans des « zones éloignées » de la capitale se heurtaient aux soldats pro-Kadhafi.

Dans la ville martyre de Misrata, la population reprenait son souffle, une semaine après avoir été la cible d’attaques de Scud. A New York, la Chine a arrêté une initiative européenne visant à demander au Comité de l’ONU chargé des sanctions de débloquer 5 milliards de dollars, puisés dans les fonds libyens gelés, pour acheter des vivres et du matériel humanitaire pour le pays. « Nous espérons qu’il ne s’agit que d’un problème technique et que la mission chinoise recevra bientôt des instructions » de Pékin, a expliqué un diplomate occidental.

Par ailleurs, la France a annoncé la réouverture de son ambassade à Tripoli, saccagée par les partisans du régime depuis sa fermeture en février. La Grande-Bretagne se prépare aussi à rouvrir la sienne. Au niveau économique, le groupe pétrolier italien Eni a signé un accord avec le CNT pour reprendre ses activités dans le pays et fournir des hydrocarbures à la population libyenne. Sur le plan diplomatique, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a annoncé sa venue jeudi à Paris pour participer à la réunion du Groupe de contact sur la Libye afin d’accélerer le plan d’aide financière aux nouvelles autorités. L’objectif est d’accompagner la reconstruction du pays et d’aider le CNT.

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